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Budget contraint pour le SDIS 90 en 2021

Optimisation des recettes et gel de certaines dépenses… Tel est le mot d’ordre pour les orientations budgétaires 2021 du Service départemental d’incendie et de secours, qui va voir sa masse salariale augmenter l’année prochaine après la revalorisation de la prime de feu.

« C’est un budget d’équilibre. Un budget pas facile, qui a exigé des choix forts pour faire face à l’endettement important du Sdis tout en finançant la hausse de la masse salariale. » Florian Bouquet, président du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Territoire de Belfort, a vite donné le ton. Réuni ce lundi soir en visioconférence, le conseil d’administration du Sdis 90 devait étudier les orientations budgétaires pour 2021.

« Un effort conséquent pour un petit Sdis comme le nôtre »

La discussion a tourné autour de la question de la revalorisation de la prime de feu, dont le taux a été relevé de 19 % à 25 %. « Principale revendication du mouvement de grève de 2019 , c’est une véritable avancée sur le plan social », s’est félicité Florian Bouquet, qui a décidé de l’attribuer avec effet rétroactif dès cette année.

Pour le Sdis 90, cette revalorisation va se traduire par une augmentation de 250 000 € de la masse salariale, qui représente 84 % des dépenses de fonctionnement. « Un effort conséquent pour un petit Sdis comme le nôtre », rappelle le président.

Postes gelés, investissements à la baisse

Pour pouvoir absorber cette charge supplémentaire, le Sdis va devoir optimiser ses recettes et geler certaines dépenses car les contributions des communes et du Département sont contraintes à la hausse par la loi. Si la facturation des interventions non urgentes (ascenseurs bloqués, téléalarme…) est un levier intéressant côté recettes, le gel de deux postes de caporaux et du poste de directeur adjoint ainsi qu’une révision à la baisse des investissements sont évoqués côté dépenses.

« La hausse du pouvoir d’achat induite par la prime de feu est une satisfaction. Mais les concessions faites nous donnent l’impression qu’on se finance nous-mêmes cette prime », a regretté Brice Schott, représentant des pompiers professionnels non-officiers. Eric Chevillard, parlant au nom des officiers, a lui espéré « que ce gel des postes sera le plus court possible » alors qu’un nouveau directeur départemental doit arriver début 2021. Un espoir partagé par Florian Bouquet. « Mais à l’heure actuelle, je ne peux donner aucune garantie. »

Article issu de « L’est républicain » du 11 novembre 2020