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Gilets pare-balle pour les Pompiers

L’état d’urgence est une réalité depuis plusieurs mois. Dans les communes, les mesures de sécurité ne faiblissent pas. Les forces de police et gendarmerie sont peu à peu dotées de nouveaux équipements. Jeudi soir, lors du conseil d’administration du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), la protection des secours a été abordée. « Nous sommes dans une situation où les pompiers peuvent être directement menacés. Ils risquent d’être des cibles réelles », reconnaît le lieutenant-colonel Stéphane Helleu, directeur du Sdis 90. Et si les secours sont blessés, ils ne pourront plus assurer leurs missions et prendre en charge les victimes d’attentats.

Le ministère de l’Intérieur incite par conséquent fortement les différents Sdis à s’équiper de protections adaptées. Suivant les départements voisins (Doubs, Haute-Saône, Haut-Rhin), les élus du Territoire de Belfort ont donc voté une somme de 8.900 € sur le budget du Sdis. La commande, qui sera passée au niveau national, comprendra pour le Territoire, cinq gilets pare-balles, à porter sur la veste d’intervention, et autant de casques balistiques. « Ce sont les mêmes équipements que les policiers de la Bac. »
« Intervenir au plus vite »

En cas de « tuerie massive », pour reprendre les termes du préfet, Hugues Besancenot, les pompiers auraient pour rôle « d’extraire les blessés en les sortant de la zone dangereuse ». Ils interviendraient sous la protection des forces de l’ordre, équipées de la même façon.

Des entraînements communs avec la police devraient être prévus après la réception du matériel. La livraison devrait intervenir en début d’année. Si tous les élus siégeant au conseil d’administration du Sdis ont voté à l’unanimité, le lieutenant Olivier Vasseur, représentant ses collègues au nom du syndicat SNSPP-PATS FO 90 s’est interrogé sur l’opportunité « de la présence des pompiers dans une zone à risque ». « S’il s’agit juste d’extraire une victime, il n’y a aucun geste technique à effectuer. J’estime par conséquent que ça ne rentre pas dans les missions des sapeurs pompiers. »

« C’est une première réponse en termes d’organisation de secours », précise le préfet. « L’objectif, en cas de besoin, est d’intervenir au plus vite. »

Isabelle PETITLAURENT – L’est républicain du 16/12/2016