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L’incendiaire de Beaucourt bientôt jugé

« Il était fasciné par les flammes ». Christophe Gérot, substitut du procureur, s’interroge sur l’état psychologique et psychiatrique du prévenu, un Beaucourtois de 22 ans, déjà condamné à trois reprises pour des faits similaires.

Dans la nuit du 3 au 4 novembre, vers 3 h du matin, un individu a mis le feu (ou a tenté de le faire) à plusieurs véhicules, notamment rue Péchin à Beaucourt, une Fiat Panda, un autocar, une 406, puis, comme si cela ne suffisait pas, à une cabane de jardin et un local à poubelles à l’intérieur du collège Saint-Exupéry.

Les gendarmes de Beaucourt et de la brigade de recherches de Belfort ont relevé des empreintes, ont étudié les enregistrements des caméras de surveillance et n’ont pas tardé à interpeller le jeune homme, ainsi que son complice présumé, mineur. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits.

Comme la loi le prévoit, le prévenu a demandé le report de son procès afin de mieux préparer sa défense. Le substitut s’est interrogé sur la personnalité du prévenu qui « ne donne aucune explication quant à ses agissements », qui, selon son complice mineur, « reste comme hypnotisé devant le feu » et demande une expertise psychiatrique. Une demande relayée d’ailleurs par M e Darey, défenseur du prévenu. Le procureur demandera aussi le maintien du prévenu en détention, afin d’éviter une énième récidive et afin de garantir sa représentation devant le tribunal en décembre.

Une expertise psychiatrique avait déjà été ordonnée en septembre 2010, lorsque le prévenu avait été condamné à quatre ans d’emprisonnement dont trente mois avec sursis et mise à l’épreuve.

Le tribunal, présidé par André Chenet, après délibération, a considéré que cette expertise est suffisante et qu’il n’en faut pas une autre. Par contre, le psychiatre, ce qui est très surprenant, n’a pas reconnu le prévenu comme pyromane. Le tribunal a prononcé son maintien en détention et fixé son procès au 16 décembre.

Source : Lepays.fr par Dominique Lhomme