Le corps communal des sapeurs-pompiers de BEAUCOURT vît le jour en 1851. Fruit d'initiative privée de la part de JAPY FRERES, et suite à plusieurs incendies, la création de ce corps fort alors de 66 sapeurs-pompiers, s'imposait...

Revenons quelques années en arrière : Une longue série d'incendies accidentels et même criminels allait secouer la population de BEAUCOURT
Le samedi 1° juillet 1815, un violent incendie fut allumé par les hussards Hongrois, très impatient de percevoir 1 000 Louis d'or, sommes qu'ils avaient éxigés des BEAUCOURTOIS pour ne pas détruire la fabrique complète. A l'époque aucun corps de sapeurs-pompiers n'éxistait. Ce fait divers servit donc de leçon et la commune, comme les manufacturiers réflèchirent à la mise en place d'un corps de soldat du feu. C'est alors que le 28 Aôut 1837, une délibération indique que les gardes nationaux font offices de pompiers.Ils sont alors équipés d'une pompe tirée à bras d'hommes, puis plus tard, tractée par des cheveaux, comme le 19 Aôut 1849, à l'occasion de la visite de l'empereur NAPOLEON III à BELFORT. Le 11 janvier 1852, la garde nationale est supprimée, cela, heureusement, peu de temps après la création du corps de sapeurs-pompiers de BEAUCOURT, en 1851. Un décret du 29 décembre 1875 établit que l'entretien de la caserne, l'achat du matériel et la rétribution des sapeurs-pompiers est du ressort de la commune, cette décision ne plût pas du tout au maire d'alors, M. Adolphe JAPY qui écrit à la préfecture pour expliquer que les finances communales ne lui permettent pas d'appliquer ce décret.Mais le sort le fera changer d'avis six ans plus tard.
En effet, le 23 janvier 1881, vers 2 heures du matin, un incendie se déclare au centre des ateliers de visseries, de quincaillerie et d'horlogerie.Activé par des vents violents, il se propage très rapidement dans les étages.Le froid térrible à gelé les conduites d'eau, cette situation n'a pu que compliquer le travail des pompiers BEAUCOURTOIS, malgrès le renfort de collègues, de villageois et de la population des villages voisins. Ils ne parviennent à circonscrire le feu que vers 10 heures du matin. Mais cette réussite n'en cache pas moins les dêgats, estimés à 4 millions de francs de l'époque. Une polémique voit le jour sur le manque d'équipement du centre de secours local. Ce dernier détail d'équipement n'a pas échappé à la société"Japy frêres".

En 1884, elle met à disposition cinq pompes à incendies avec chariot, deux dévidoirs, trois avant-trains, une grande échelle, sans oublier des casques, clairons, des tenues et flambeaux. Une grande partie de ce matériel est d'ailleurs fabriquée par les Japy. En plus la société Japy, verse une subvention de 1 franc par pompier et par manoeuvre et habille gratuitement les pompiers qui travaillent dans l'entreprise. La compagnie compte alors, en 1884, trois officiers, cinq sous-officiers, huit caporaux et quarante sapeurs. Un arrêté municipal en date du 18 Février 1897 fixe le nombre maximum de sapeurs pompiers dans la ville de BEAUCOURT a 62 hommes.
A partir de 1898 l'effectif se stabilise donc à environ 60 sapeurs-pompiers. Jusqu'en 1942, les industriels fournissent en plus du matériel, les cheveaux. Après cette date, la commune, dont le Maire est Alfred PECHIN, achètera une auto-pompe DELAHAYE. Munie d'une pompe de 60m3 et d'une échelle de 8 mètres, elle est armée par huit sapeurs-pompiers. Inaugurée le 5 juillet 1942, cette "demoiselle" comme l'appelle les Beaucourtois, à été conservée par le corps.Elle est aujourd'hui entièrement rénovée . Les sous-sol de la Mairie devenaient trops petits et le nombre croissant des interventions ne permettaient plus de s'agrandir. En sa qualité de centre de secours, la ville de BEAUCOURT devait a sa compagnie de sapeurs-pompiers un poste fixe et des locaux modernes pour son important matériel. C'est chose faite en 1965, la caserne s'élève sur 272 m², spacieuse, pratique, elle a couté à l'époque 232 000 Frs. Le centre se situe encore de nos jours au même endroit.

A de multiples reprises, les pompiers sont intervenus pour des incendies détruisants le patrimoine des Japy :
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Dates
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Natures
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Observations
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1902
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Fonderie de cuivre
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Batiment totalement détruit
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Février 1906
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Fonderie laiton
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Très important dêgats
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1907
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Usine de la charbonnière
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Plus de 9 heures de lutte
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Février 1910
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Atelier d'horlogerie
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Début d'incendie
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Janvier 1971
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Ateliers halles japy (SBM)
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Batiment totalement détruit
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Juillet 1975
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Chateau des cêdres
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Cantine, bibliothèque, CE, détruits
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1979
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Chateau Bornèque
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Détruit
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1985
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Pavillon des cèdres
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Totalement détruit
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2 décembre 1994
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Chateau Fernand JAPY
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Feu de plancher/plafond
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21 avril 1996
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Dépendances du chateau Fernand JAPY
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Batiment détruit
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Date de création : 10/01/2006 @ 18:09








