Sapeurs-Pompiers de BEAUCOURT

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Presse 1990

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Presse 1990
ER du 13/08/1990
ER 14/08/1990
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L’est républicain du dimanche 12 Août 1990 (pages intérieurs).
« Que voulez vous faire avec ce truc la, il faut au moins préserver les alentours ». Consternation et stupeur sur le visage des habitants de la petite commune face à l’incendie qui s’est déclaré en début d’après-midi dans un hangar rempli de balles de paille, appartenant à M. Bernard Moinat. Les flammes, attisées par le vent, ont envahi les bâtiments mitoyens et détruit une maison inoccupée depuis 1 an.
 
Manque d’eau ; Vers 14h30 donc, les premiers pompiers – ceux de Beaucourt – arrivaient sur les lieux de l’énorme sinistre. Devant l’ampleur de l’incendie qui venait de prendre dans le hangar de paille situé au cœur du village, ils prévenaient aussitôt leurs collègues de Delle qui intervenaient sous la direction du Capitaine Fourain. Mais le feu s’attaquait déjà aux bâtiments voisins. Les pompiers de Belfort, puis ceux de Montreux Château, Giromagny et Valdoie étaient appelés en renfort. « L’eau manque, nous sommes obligés d’aller la puiser à 1 km dans le val » expliquait le capitaine Rebet, commandant le centre de secours principal de Belfort.
Tous les fourgons pompe tonne du département convergèrent sur Saint-Dizier l’Evêque, relayés par les citernes des agriculteurs de Lebetain et Saint-Dizier. A 16h30, il y avait encore des flammes qui s’échappaient de la maison inoccupée depuis le décès de son propriétaire, M. Ciresa.
Finalement, une soixantaine de pompiers maîtrisaient, vers 17 heures, l’incendie qui avait aussi attaqué deux granges et une autre habitation qui avait été évacuée à temps.
 
Solidarité ; tous les habitants accouraient au centre du village pour aider les soldats du feu. Les uns retiraient une moissonneuse-batteuse  appartenant au GAEC Dumont exploité par Bernard Moinat et M. CIresa. D’autres dégageaient une maison toute proche appartenant à Mme Pierrette Bandelier. Le curé du village, l’abbé Rosetti, qui a craint pour son église toute proche, le maire Bernard Talon, le conseiller général Pierre Perrin, le commandant du groupement de gendarmerie Jacquemin, les gendarmes de Beaucourt, tous étaient sur les lieux pour prêter main forte. Etaient sauvés des flammes, des chaises, une centaine d’oiseaux et de petits poissons appartenant à Jean-Louis Bandelier en vacances à Annecy (Haute-Savoie).
SD90
25 bêtes brûlées : Malheureusement, les sauveteurs ne pouvaient rien pour les vingt-cinq taurillons qui périssaient brûlés dans leur enclos. Les pompiers isolaient une citerne de 3.000 litres de fuel qui menaçait de prendre feu. On arrosait une maison voisine par précaution. Tout a été ensuite centralisé à la mairie.
Court-circuit ou tuile en verre ? Les gendarmes de la brigade de Beaucourt ont commencé leur enquête dès hier soir pour tenter de connaître l’origine du sinistre. Selon Bernard Moinat, il pourrait s’agir d’un court-circuit : »c’est vrai que l’installation n’est pas récente » ou bien encore d’une fenêtre ou d’une tuile en verre qui, avec le soleil, aurait laisser filtrer un rayon « incandescent ».
L’enqu^te tentera de déterminer l’origine de cette véritable catastrophe dont l’estimation des dégâts s’annonce d’ores et déjà difficile. En moins de deux heures trois bâtiments, deux maisons d’habitation, du matériel agricole et vingt-cinq taurillons, estimés à 10 000 F chacun ont disparu. C’était la désolation hier à Saint-Dizier l’Evêque où « on a même entendu des lapins et des poules crier » …


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